Archives de catégorie : XXe siècle

Marita Barea: cinéaste péruvienne

Une documentariste féministe fidèle à ses engagements: Marita  Barea

Isabelle Tauzin Castellanos

L’œuvre cinématographique de Marita Barea est un ensemble de onze documentaires et docu-fictions réalisés entre 1981 et 2015 et centrés sur la vie des femmes, catégorisées  comme subalternes. J’ai rencontré la réalisatrice en mars 2026 à Lima pour cet article sur les réalisatrices péruviennes, mais son nom m’était connu depuis des décennies, comme la coréalisatrice et actrice d’un film qui a marqué les années 80 sur la vie des enfants migrants à Lima.

Marita Barea est née en 1943. Elle n’est pas issue d’un milieu favorisé, fille d’émigré italien. Originaire de Chancay, une petite ville au nord de Lima, elle est arrivée à Lima à l’âge de sept ans avec sa famille. Grâce à une bourse, elle a pu suivre une formation secondaire dans un collège italien et a commencé à travailler comme employée de bureau. Marita Barea insiste sur le fait que dès l’enfance elle était attirée par le théâtre, mais cette attirance n’était pas partagée par son entourage. Mariée à dix-neuf ans, elle est partie vivre dans une ville des Andes, Huancayo : « me atraía el mundo andino ». Veuve très jeune, revenue dans la capitale, avec un enfant en bas-âge, elle surmonte la dépression et suit les cours du Club de Théâtre de Lima. En 1971 Marita Barea produit une pièce du dramaturge vénézuélien Roberto Santana et devient l’assistante de production du cinéaste originaire du Cusco, Luis Figueroa. Continuer la lecture de Marita Barea: cinéaste péruvienne →

Los relatos fantásticos de Alfredo Castellanos Barrera

Aserrín  por Marco Martos 

Los relatos fantásticos de Alfredo Castellanos – Marzo de 2026

Uno de los autores más notables de la ficción en el Perú de los años cincuenta es Alfredo Castellanos Barreda (1928-1976), quien fue uno de los contertulios que inspiró la novela de Julio Ramón Ribeyro Los geniecillos dominicales. Castellanos tiene una prosa peculiar, imantada, que nos seduce como un cuento de Kafka o las páginas de Martín Adán en La casa de cartón. También podemos sentir la presencia del más misterioso Valdelomar y del Vallejo de Escalas. Indiferente a todo lo que puede ser prestigio o figuración, como lo haría años después Luis Hernández, solía obsequiar sus textos inéditos a los amigos cercanos: Eleodoro Vargas Vicuña. Jorge Eduardo Eielson, Oswaldo Reynoso, Miguel Gutiérrez. No pensaba en libros, sino en cuentos. El azar de la vida ha querido que ese aparente descuido sirva más bien para  rescatar una parte muy valiosa de su producción, pues algunos de estos allegados, amigos de la esposa de Castellanos, Esperanza Ruiz, figura emblemática de esos años y profesora de San Marcos, han contribuido entregando originales que tenían guardados para dar lugar a la publicación  Relatos fantásticos de Alfredo Castellanos publicado en 2006 por editorial San Marcos que dirigía Aníbal Paredes y que todavía, con algún esfuerzo puede hallarse en librerías, pero que naturalmente está en las bibliotecas más importantes como la Nacional del Perú o la de la Universidad de San Marcos.

Durante un tiempo, merced a un trabajo que tuvo en la Compañía Peruana de Vapores, viajó Alfredo Castellanos y estuvo en Panamá, San Francisco, Vancouver, Hanover, y conoció los puertos del Japón y China. Sin embargo, no hay rastro en su escritura de ese conocimiento, porque lo que interesaba a nuestro autor era las profundidades del alma, el enigma de las conductas imprevisibles, la violencia de las acciones humanas. Básicamente, pensaba, aunque cada ser es diferente, único, hay algo común en todos ellos, independientemente de su edad, país, o circunstancia histórica. El ser humano está mal hecho, como lo había dicho Vallejo en uno de sus poemas más célebres. El mal vence al bien casi siempre. Pese a lo dicho y escrito por él, rescatamos una confesión que le hizo a su propia esposa Esperanza Ruiz, estando ya enfermo: la vida merece vivirse. Cada persona, añadimos, debe darse su oportunidad.

En uno de sus cuentos, Alfredo Castellanos escribió: “Un sopor iba adormeciéndolo, las manos se le ablandaban al contacto de su carne. Ya estaba viejo de haber esperado tantos años. Las pupilas se le disolvían en un licor sucio pero la contemplación de la gente no le contrariaba, antes bien parecía alegrarle”.

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Nota publicada con motivo de la presentación de La culpa y otros cuentos de Alfredo Castellanos Barrera en la Casa de la Literatura el 9 de octubre de 2014.

La edición, preparada por Esperanza Ruiz -viuda del autor- y el poeta Gonzalo Portals, nos permitirá apreciar el talento de un escritor a quien no le interesó divulgar su obra y cuyos originales anduvieron perdidos durante cuatro décadas entre los documentos del psiquiatra Mariano Querol.

El eje llamativo de los 9 relatos lo constituye el sentimiento de culpa y la religión, según coinciden los dos reconocidos prologuistas del libro, Elton Honores y Gonzalo Portals.

Alfredo Castellanos Barrera nació en Apurímac el 2 de octubre de 1928 mientras su padre ejercía el cargo de prefecto. Su existencia transcurrió entre Lima y Miraflores, falleció un 11 de diciembre de 1976. Llevó una vida de constantes viajes por el Perú y el extranjero. Es un enigmático narrador de la Generación del 50 que falleció a los cuarenta y ocho años. Castellanos es autor, además, de Relatos fantásticos (2006).

 

 

 

Lady Nazca : un biopic exceptionnel sur le Pérou

Lady Nazca ou la découvreuse des lignes de Nazca: Maria Reiche

Sorti en décembre 2025 en France, Lady Nazca est un film aux prises de vue superbes. Le Sud du Pérou est dévoilé, construit autour de la figure historique de Maria Reiche, l’archéologue très connue au Pérou et ignorée en France. Plus qu’un drame historique, le parcours de vie d’une femme forte est imaginé.

Le titre Lady Nazca est un clin d’œil humoristique car Maria Reiche n’a rien à voir avec la chanteuse américaine Lady Gaga, Reiche est  née dans le nord de l’Allemagne,  en 1903. Autre clin d’œil : l’affiche inspirée de Bagdad Café, grand succès de la fin des années 80 qui héroïsait une Allemande perdue dans le désert ouest-américain.

Le film se libère de l’exactitude historique d’un documentaire, et rend le personnage de Maria Reiche à la fois attachant et fascinant (incarnée par l’actrice allemande Devrim Lingnau).

https://www.mdr.de/nachrichten/sachsen/dresden/film-maria-reiche-nazca-linien-geheimnis-kultur-news-100.html

Lady Nazca suit les pas de Maria Reiche arrivée pour la première fois au Pérou en 1932. Le réalisateur suisse Damien Dorsaz nous fait partager l’enthousiasme de la jeune femme qui laisse des élèves peu intéressés par la beauté des mathématiques, pour connaître le “Pérou profond” de la Côte, Ica et Nazca, et le site de Cahuachi au début des années 40 aux côtés de l’anthropologue Paul Kosok.

Dans le film de Dorsaz, Kosok est remplacé par le Français Paul D’Harcourt (Raoul D’Harcourt) très joliment incarné par Vincent Dedienne.

D’Harcourt passionné par l’art textile, la céramique et la musique préhispanique et andine, embauche Maria Reiche parfaitement polyglotte pour traduire les écrits de l’Allemand Max Uhle, père fondateur du musée d’histoire du Pérou en 1906 (dans les faits, Maria Reiche a traduit pour Julio C. Tello les écrits de Uhle, et non pas au service de D’Harcourt).

Le spectateur de Lady Nazca découvre d’abord le quartier bohème de Barranco à l’image du salon de thé tenu par l’amie de Maria, Amy Meredith, et l’opulence de l’élite locale, propriétaire de lieux comme la villa Heeren. C’est une capitale cosmopolite que la caméra explore dans un premier temps, avant de transporter le spectateur et Maria dans un taxi collectif, une chèvre sur les genoux, en route pour les dunes du Sud et le quotidien du monde andin dans le style à la fois doux et violent des romans de José Maria Arguedas (Yawar Fiesta).

Maria Reiche installe sa tente à l’ombre d’un caroubier et, armée d’un modeste balai, ou juchée sur une échelle instable, elle oublie les heures et les mois qui passent, et met au jour les figures stylisées de colibri, de singe, d’araignée, toute sorte de sillons sableux indéfinis qu’elle repère tracés depuis des millénaires et effacés par les vents et le temps.

Au XXe siècle, les lignes sont menacées par l’agriculture exportatrice représentée par un grand propriétaire, l’hacendado Montoya qui commence à incendier les friches où se trouvent les vestiges des Nazcas, pour planter du coton à perte de vue. Un couple de paysans quechuas observe les mouvements de l’étrangère devenue pour tous la folle du désert. Les métayers finissent par l’aider lorsqu’elle s’effondre à bout de souffle, et en même temps illuminée le jour du solstice d’hiver, par la révélation calendaire des figures énigmatiques.

Le film de Damien Dorsaz est le résultat d’une quête esthétique qui remonte à la rencontre du réalisateur suisse avec Maria Reiche en 1996, lorsqu’il avait vingt-deux ans, et Maria Reiche quatre-vingt-quatorze, un an avant la mort de la vieille dame en 1997.

Dans Lady Nazca, les figurants péruviens sont très nombreux et donnent l’impression d’animer des aquarelles de Pancho Fierro ou d’incarner les petits métiers qui ont inspiré les artistes depuis l’Indépendance du Pérou de 1821.

Pour sauver les lignes de Nazca, Maria Reiche obtient l’appui de l’ethnologue Julio C. Tello, spécialiste de la culture Chavin, de sorte qu’elle défend devant le Congrès péruvien, le patrimoine des lignes de Nazca, et par un vote historique, obtient gain de cause auprès des parlementaires.

Les lignes sont ainsi sauvées du projet d’irrigation qui aurait dévasté ce trésor du patrimoine mondial de l’humanité. Finalement, Maria Reiche découvre l’immensité de sa découverte en survolant la pampa de Nazca à bord d’un vieux coucou comme ceux qui transporteront des touristes tout au long de la seconde moitié du XXe siècle sur les pas de la Dame de Nazca.

Isabelle Tauzin Castellanos

Madeleine Truel, Lucha Truel, un libro homenaje sobre las autoras francoperuanas de El niño del metro. Arte, literatura y resistencia.

El 3 de mayo de 1945, Madeleine Truel fue enterrada en el cementerio de Stolpe, en el noreste de Alemania, víctima de un kapo del campo de concentración de Sachsenhausen, desenlace fatal de una Marcha de la Muerte que había comenzado a finales de abril.

Las hermanas Truel nacieron en el Perú en los albores del siglo XX, 5 hermanas y 3 hermanos cuyas raíces familiares se encontraban en el País Vasco y el departamento de Aveyron.

Sus padres fueron prósperos comerciantes que ascendieron   en la capital peruana, tema del primer capítulo del ensayo dedicado al Niño del metro, el cuento alegórico escrito por Madeleine e ilustrado por Lucha Truel en 1943, en la biografía de Isabelle Tauzin-Castellanos que UN@ éditions da a conocer en Burdeos con motivo del 80 aniversario de la muerte de Madeleine.

Tras la muerte de Margarita Larrabure y Alejandro Truel el comandante la Bomba Francia (foto de Marilú Cerna Moral), los 8 hermanos llegan a París y comienzan una nueva vida. El cosmopolitismo y la emancipación femenina definen los locos años veinte. Lucha, la menor de los ocho hijos, se dedica a la pintura. La vida en Francia antes de 1939 era despreocupada, con lecturas de poesía de Lorca y el vanguardista Cocteau, visitas al teatro y vacaciones al sur de Francia aunque Madeleine pasaba muchas horas como secretaria de confianza del banco Movellán. Continuer la lecture de Madeleine Truel, Lucha Truel, un libro homenaje sobre las autoras francoperuanas de El niño del metro. Arte, literatura y resistencia. →

Compte rendu d’ouvrage: Images et représentations du Pérou de l’Indépendance à nos jours

 

Images et représentations du Pérou en France, 1821-2021, La Réunion, Presses Universitaires Indianocéaniques, 2022, 404 p. ISBN : 978-2-38444-006-1

Par  Flor de María Mallqui Bravo (Universidad San Ignacio de Loyola, Lima)

Este libro es producto del coloquio internacional homónimo: Images et représentations du Pérou en France, 1821-2021 (Imágenes y representaciones del Perú en Francia, 1821-2021) realizado en Burdeos en noviembre de 2021. Continuer la lecture de Compte rendu d’ouvrage: Images et représentations du Pérou de l’Indépendance à nos jours →

Margarita de Saigon: (2021): un poemario del peruano Marco Martos sobre Marguerite Duras

El poemario de Marco Martos es un emocionado homenaje a la escritora francesa Marguerite Duras, autora de una obra amplísima publicada en París en el segundo medio siglo XX.  La vida tumultuosa de Duras inspiró a la historiadora del feminismo francés Laure Adler. Con más de un parecido con Flora Tristán y con las hermanas Truel, la Duras rebelde y resistente a la que resucita Marco Martos, es: “misterio de la vida que fluye,/por todos los espacios, radiante flor”. Continuer la lecture de Margarita de Saigon: (2021): un poemario del peruano Marco Martos sobre Marguerite Duras →

La Francia que amamos – Cette France que nous aimons, un témoignage de 1945 – testimonio de 1945

Compte rendu de la traduction en espagnol de Cette France que nous aimons sous le titre La Francia que amamos de Ventura García Calderón (Lima, Universidad Ricardo Palma, 2012)

La Francia que amamos de Ventura García Calderón es legible por primera vez en el Perú, en versión castellana. Ha sido traducida después de más de sesenta años de editada primero en 1945 en Ginebra y luego en París en 1947. Cabe saludar aquí no sólo la iniciativa de la universidad Ricardo Palma, sino sobre todo la valentía de esa aventura o larga «travesía » tal como la define en una nota liminar la traductora María del Pilar Zuazo, quien asumió semejante reto filológico con el apoyo del decano de la facultad de Humanidades y Lenguas Modernas, Pedro Díaz Ortiz.

Traducir a Ventura García Calderón no es nada fácil. El dominio del francés que se transparenta en la traducción, fue propio de un gran erudito perfectamente francófono, capaz de jugar con todos los matices del idioma de Molière. Por tanto, la labor de traducción al castellano requería investigar muchos campos, identificar los galicismos, interpretar las imágenes con que se deleitaba ese bilingüe nato, llegar a captar el « génie de la langue » y trasladar aquella magia verbal al castellano. Además la traductora demuestra un conocimiento preciso de la historia y cultura francesa, anticipando con profusas notas las dudas y preguntas del lector hispanohablante muy alejado de la realidad histórica que viviera Ventura García Calderón. Los largos meses que la traductora dedicó al autor de «La venganza del cóndor » permiten rememorar los tiempos difíciles de la Segunda Guerra Mundial. Si bien María del Pilar Zuazo se disculpa en el prólogo por la violencia de las posturas anti-alemanas de García Calderón, la autora de la presente reseña valora precisamente gracias a La Francia que amamos cómo el peruano identificaba su destino con el de Francia.

El texto del diplomático está empapado de tensa emoción. Gracias a sus palabras, el lector vive el drama de la invasión de 1940 y luego los años terribles de la Ocupación. Ventura García Calderón, considerado en la historia literaria peruana como retrógrado, muestra otro rostro en estos ensayos. Se acerca al espíritu de la Resistencia. En ello, este francófilo coincide de forma admirable y extraña con Manuel González Prada apasionado por el destino de Francia en 1914. Aunque muchas de sus preferencias literarias (Barrès, Péguy) suelen ser clasificadas entre los escritores nacionalistas, no por eso García Calderón expone un discurso unívoco ni displicente. Merced a una prosa sobria y precisa, el ambiente tétrico de aquellos años se hace realidad, con las noches « acosadas entre silbidos y zumbidos » (p. 32), algo parecido al Perú del conflicto interno de los ’80. El ensayo «Primeros contactos con el enemigo » cierra este testimonio autobiográfico con palabras de espanto : « En las noches de insomnio del París de 1940, me imaginaba una máquina para explorar el odio » (p. 43).

Luego Ventura García Calderón enumera las invenciones infernales de los nazis para torturar a los patriotas enemigos (p. 69). La primera parte de La Francia que amamos resulta un testimonio de excepcional valía. Más adelante, en la segunda parte, encabezada por un ensayo titulado « Francia imperecedera » y dedicada a la cultura francesa, el autor peruano examina las contradicciones de su patria intelectual, cuna de Voltaire y Bernadette de Soubirous, de Napoleón y Proudhon, el libertario por el que siente una extraña fascinación. A la vez se adhiere al mito popular de Juana de Arco, la pastora de Lorena quien convenciera a un rey acobardado de que levantara un ejército y expulsara a los ingleses dueños y señores de « la douce France ».

Con este libro vamos entendiendo las peculiaridades del conservadurismo de García Calderón. Con ese espíritu revanchista que perduró después de la Guerra del Pacífico en el odio al vecino del Sur, el escritor homenajea a algún « puntal del nacionalismo francés que no caería […] en el atroz colaboracionismo de los demás » (p. 226). También celebra la literatura y filosofía francesa, cita a innumerables autores, desde Rabelais hasta Valéry ; manifiesta el mayor interés por los escritores del XIX (Balzac, Hugo, Michelet, Baudelaire, Renan, Vallès, Fustel de Coulanges…) ; a todos los menciona y comenta apasionadamente. La traducción prologada por el Decano Pedro Díaz Ortiz permite acceder a juicios críticos sobre la literatura francesa hasta entonces inasequibles y ha de ayudar a todos los investigadores interesados por la cultura europea.

Para los peruanos La Francia que amamos es la oportunidad de emprender un viaje en el tiempo y el espacio, desbaratando los clichés sobre París, limitado a Notre Dame y la torre Eiffel. Con esta traducción digna de muchos encomios, la Universidad Ricardo Palma ofrece un aporte singular al conocimiento de la cultura europea y rescata la herencia de un excelso francófilo.

Isabelle Tauzin-Castellanos – Université Bordeaux Montaigne

El Comercio. Dominical, Lima, 28/04/2014 p. 4

Débarcadère: un roman péruvien sur les années de violence 1980-2000

Débarcadère est la traduction de La Barca, un roman publié en 2007 au Pérou par Eduardo Huarag, spécialiste de littérature contemporaine. Le texte en espagnol a été l’objet d’une critique récente  par Juan Carlos Rojas Rúnsiman dans la revue en ligne L’autre Amérique en 2021. D’une technique narrative très maîtrisée, le roman d’Eduardo Huarag entrelace différentes strates de temps et divers points de vue formant à la fois une sorte de puzzle et un récit à suspense.

Un pan de l’histoire du Sentier Lumineux est représenté à travers les personnages centraux, Alejandra et Santiago. Les perceptions antagonistes offrent au lecteur un point de vue complexe et sans manichéisme sur le mouvement qui ruina le Pérou pendant les vingt dernières années du XXe siècle. La traduction de Marie-Madeleine Gladieu, spécialiste de littérature péruvienne, et d’Isabelle Dessommes, est parue en 2023, publiée par Arpents du sud. ISBN 978-2-9586037-1-7

2000-2001: transition politique au Pérou et actes symboliques

le scandale des Vladivideos
Vladimiro Montesinos: filmant la corruption qu’il a transformée en système sous la présidence Fujimori https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vladivideo.png

Mise en ligne d’un article publié dans Transitions politiques et évolutions culturelles dans les sociétés ibériques et ibéro- américaines contemporaines. Ed. de Francisco Campuzano, Université de Montpellier 3, 2002, p. 239-252. Texte intégral dans HAL SHS

Auteure : Isabelle Tauzin-Castellanos

El ojo que llora – L’oeil qui pleure. 70.000 victimes du conflit interne armé, Pérou 1980-2000
commons.wikimedia.org/wiki/File:Memorial_El_ojo_que_llora_(detalle_2).jpg

Alberto Fujimori ganó por primera vez las elecciones presidenciales en 1990 frente a Mario Vargas Llosa con el apodo de “el chino”: fue identificado como de procedencia humilde, con rasgos físicos orientales, más próximos a los “serranos” que el “blanco” de Vargas Llosa, aquel escritor mundialmente conocido, instalado en Europa y convertido en político por oposición al proyecto de nacionalizar los bancos del presidente A. García. Se enfrentaron dos esloganes: “Libertad” de M. Vargas Llosa, con un logo inspirado del movimiento polaco Solidaridad, y por otro lado, la terna poco llamativa, “Trabajo, honradez y tecnología”, de A. Fujimori. Al modelo político y económico de los Estados Unidos, en buena parte desconsiderado por su tradicional ingerencia, se sustituyó, con el éxito de Fujimori, el sueño del eldorado japonés, corroborado por el éxito de Japón en todos los frentes, así como por el empuje de los 4 dragones asiáticos

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José Maria Arguedas en France

“José Maria Arguedas en Francia” est une communication présentée par Isabelle Tauzin-Castellanos  à l’occasion du Congrès “Arguedas: la dynamique des rencontres culturelles”, lors de la célébration du Centenaire de la naissance de José Maria Arguedas, à  Lima en 2011, à l’initiative de Carmen Maria Pinilla.

Cet article analyse le témoignage de José María Arguedas sur Paris pendant la période de décolonisation de l’Afrique du Nord, à partir des essais et des lettres qu’il a rédigés à la fin des années 1950. Il comparera ces impressions de voyage avec la vision du monde qui transcende Los ríos profundos, un roman qu’il venait d’achever avant le voyage. À quels signes José María Arguedas s’identifie-t-il en France ? Qu’est-ce qu’il rejette de l’Europe ? Comment décrit-il l’Autre ?

José María Arguedas emprende su primer viaje a Europa a finales de enero de 1958, después de poner el punto final a Los ríos profundos. Permanece fuera del Perú casi diez meses hasta los primeros días de noviembre, transitando por España, Francia e Italia. El descubrimiento de Europa es conocido por la tesis sobre las comunidades campesinas extremeñas, también gracias a un artículo titulado «París y la patria» (El Comercio, 7 de diciembre de 1958) y a las cartas enviadas a los familiares. En base a esa documentación heterogénea es como Isabelle Tauzin-Castellanos aporta una nueva mirada sobre aquella etapa poco conocida de la vida de Arguedas.

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Bibliographie

Arguedas, José María (1995 [1958]). Los ríos profundos. Madrid: Cátedra. Arguedas, José María (2004 [1958]). París y la patria. En Carmen María Pinilla,

¡Kachkaniraqmi! Sigo siendo (452-458). Lima: Fondo del Congreso.

Forgues, Roland (1993). José María Arguedas. La letra inmortal. Correspondencia con Manuel Moreno Jimeno. Lima: Los ríos profundos.

Ortiz Rescanière, Alejandro (1996). José María Arguedas: recuerdos de una amistad. Lima: Pontificia Universidad Católica del Perú.

Pinilla, Carmen María (1999). Arguedas en familia. Lima: Pontificia Universidad Católica del Perú.

Pinilla, Carmen María (2002). Cartas del Archivo José María Arguedas de la Pontificia Universidad Católica del Perú. Anthropológica, 20, pp. 121-176.

Pinilla, Carmen María (2004). ¡Kachkaniraqmi! Sigo siendo. Lima: Fondo del Congreso.

Pinilla, Carmen María (2011). Itinerarios epistolares. La amistad de JM Arguedas y Pierre Duviols en dieciséis cartas. Lima: Fondo Editorial de la Pontificia Universidad Católica del Perú.

Supervielle, Julio (1962 [1929]). La desconocida del Sena. María Luisa Bombal (trad.), Buenos Aires, Losada, pp.19-28

Tauzin, Isabelle (2007). El otro curso del tiempo. Una interpretación de Los ríos profundos. Lima: Instituto Francés de Estudios Andinos.

 

Humour et politique : la presse satirique au Pérou.

Augusto B. Leguia se apoya en José Pardo y Andrés A. Caceres para sacar adelante el Perú : impuestos e inmigración china son los dos motivos de ataque a los que se enfrenta Leguía. 

Augusto B. Leguia s’appuie sur les anciens présidents du Pérou José Pardo et Andrés A. Caceres pour gouverner le Pérou à la suite du mandat de José Pardo. Les impôts et l’immigration chinoise sont dénoncés sur les pancartes, dans un pays  menacé de toute part.

La prensa satírica en el Perú en el entresiglos. La presse satirique péruvienne à la Belle Epoque. Article publié dans le Bulletin de l’Institut Riva Agüero en 2009-2010. Accessible en ligne.

Manuel Gonzalez Prada de retour au Pérou: Les partis et l’Union Nationale, relecture du discours de 1898

Illustration parue dans La Caricatura 1893
La prensa satirica peruana, art. Isabelle Tauzin, 2009.

Le contenu de l’article ci-dessous a été présenté en 2005  à l’occasion du 1er congrès du GIS Amérique latine.  Il est rendu accessible ici, sans les notes de bas de page consultables par le lien GIS, dans la perspective de l’agrégation externe d’espagnol par son auteure, Isabelle Tauzin,  car il traite du célèbre discours de Matavilela préparé par Manuel Gonzalez Prada à son retour d’Europe en 1898, après 7 année loin du Pérou: c’est un bilan de la situation politique que dresse l’auteur dans ces pages qu’il reproduira dans le second livre d’essais: Horas de lucha (1908).

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En 1898, après sept années passées en France et en Espagne, Gonzalez Prada retourne à Lima avec sa femme et son jeune fils. Il est invité par ses amis à présenter une conférence qui marque le renouvellement de son engagement et suscite une commotion dans la vie politique locale. Il s’agit du discours intitulé “Los partidos y la Unión Nacional” repris au début de Horas de Lucha, ce qui prouve l’importance que lui attribuait le penseur, dix ans encore après l’événement.

1.       Les circonstances du retour au Pérou

En mai 1891, la génération issue de la Résistance, unie dans une volonté de changement et de revanche après les années d’occupation chilienne, se rassemble dans un parti politique, l’Union Nationale, un nom qui est déjà un programme, à la fois union contre l’agresseur du Sud et union de l’intérieur, des forces vives du Pérou, pour construire un pays moderne.

Manuel Gonzalez Prada a accepté la présidence de l’Union Nationale mais n’a pas exercé son autorité sur le parti car il est allé éditer en France ses écrits, découvrir l’Europe et étudier les nouveaux mouvements politiques et poétiques. Adriana de Verneuil, épouse de Manuel Gonzalez Prada, a raconté dans ses mémoires les circonstances du retour à Lima instamment réclamé par les amis et attendu des lecteurs de La Integridad et La Luz Eléctrica qui a publié sous forme de feuilletons les essais les plus incisifs de Pájinas Libres. Continuer la lecture de Manuel Gonzalez Prada de retour au Pérou: Les partis et l’Union Nationale, relecture du discours de 1898 →

Un monde pour Julius, à Bordeaux.

Le magnifique roman d’Alfredo Bryce Echenique Un mundo para Julius est porté au cinéma pour la première fois en 2021 par la réalisatrice péruvienne Rossana Diaz Costa.

Le roman est une saga familiale qui fait découvrir les injustices sociales caractéristiques de l’Amérique du XXe siècle, à travers le regard d’un enfant, Julius.

Une projection dans le cadre du Festival du Cinéma Péruvien de Paris est décentralisée à Bordeaux au cinéma Utopia,  le vendredi 22 avril, en présence de la réalisatrice et de nombreuses personnalités.

Dossier de presse en ligne.

Revues et caricatures au Pérou à la Belle Epoque

On se reportera à la version française sur la presse satirique au Pérou paru dans Figures, genres et stratégies de l’humour en Espagne et en Amérique latine (PUB, 2007), avec les contributions de Cecilia Moreano sur Felipe Pardo y Aliaga, de Ricardo Silva Santisteban sur Abraham Valdelomar et ses “contes chinois” et Isabelle Tauzin sur les revues La Caricatura, Monos y monadas, Fray K.Bezon … 

Extrait de l’article en espagnol sur la presse satirique péruvienne:

El contexto en que se inscribe el dibujo político resulta adverso. La libertad de prensa siempre está amenazada. Cambian los emblemas que acompañan a Fray K. Bezón: un ala, símbolo de libertad, reemplaza a la flecha para guiar al lector hacia la luz que se hunde en el océano y la noche. Las amenazas que pesan en la prensa se evocan en varios números de Fray K. Bezón y Fray Simplón. Esta última aparece en 1909 y tiene como blanco al ministro de Gobierno, representado ya como nuevo Atila (Fray Simplón, 10 set. 1909), ya como Papá Noel (Fray Simplón, 25 dic. 1909), ya como Nero (Fray Simplón, 29 ene. 1910). La imagen firmada por Chambon es un buen ejemplo de este enfoque. Diminuto, cabezón y con armadura anda a caballo y lleva un gran sable; tanto el corte de pelo como el bigote y la perilla recuerdan los tópicos sobre el jefe de los hunos. La cabalgadura como hipnotizada, con la palabra “gobierno” en la frente y enclenque como Rocinante, resulta tan ridícula como el jinete de mirada inexpresiva. El animal despedaza con toda tranquilidad letreros en los que se lee “Partido demócrata”, “Constitución”, “Partido liberal”, “Garantías”, “La Prensa” y “Prisiones”.
El mensaje ya explícito está reforzado por el título “Moderno Atila” y la leyenda en el marco inferior “Villanueva: –Donde mi caballo pone la planta, no crece la oposición” (2° sem. Setiembre 1909). El lector espectador se siente incómodo ante esa imagen como ante muchas otras demasiado directas de Fray Simplón. El exceso de signos reemplaza ahora la alusión y la representación se ha convertido en instrumento de propaganda. La meta ya no es “ridiculizar al adversario sino acabar con el enemigo” (Baridon y Guédron 2006: 229).

El destino de la caricatura y de los periódicos satíricos tropieza con la censura reforzada por ley en 1909 en el primer gobierno de Leguia. Fray K. Bezón desaparece en 1910 al comprometerse cada vez más en el debate político y distanciarse de su enfoque irónico, publicitando con fotos al candidato a la presidencia, Guillermo Billinghurst, y a los congresistas del mismo bando.

Article complet en espagnol ici.